Haiku

Jane Reichhold Memorial Haiga Contest / Nov 2017

 

 

The Second Annual Jane Reichhold Memorial Haiga Contest | Photographic Haiga Division | Mention Honorable

Failed Haiku, Vol 2 issue 23

 

return to native land
recognizes me
only the mosquito

 

 

 

Commentaire du juge Linda Papanicolaou :

With a cut and a season word (mosquito is a signifier of summer), this poem could be comfortable in a haiku collection, though its sense of rueful irony equally qualifies it as senryu. I smile at the aged photo of aged photo, unswept entryway, and the narrator's realization that, as they say, you can't go home again.

Avec une césure et un mot de saison (moustique représente l'été), ce poème pourrait être confortable dans une collection de haïku, bien que son sens de l'ironie triste le qualifie également comme un  senryu. Je souris à la photo âgée, de la photo âgée, de l'entrée non-balayée, et de la réalisation du narrateur qui, comme ils disent, vous ne pouvez plus rentrer à la maison.

Type: 

Pommier - GONG Oct-Déc 2017

pommier en fleurs —
effleurant ma joue
son premier baiser


GONG N°57 Octobre-Décembre 2017 — page 38
AFH - Association Francophone de Haïku

 

Note d'Eléonore Nickolay dans Gong :

A l'appel de textes lancé dans le numéro 116 de "Sommergras" ont répondu une soixantaine d'auteurs. Il s'agissait de compléter les deux premières lignes de haikus, à savoir "pommier en fleurs" et "nuages fuyants". L'un des coups de coeur de la rédaction est le haiku de Christiane Ranieri. 

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Chrysanthemum N°22 / Octobre 2017

 

early spring —
clinging to a branch
a fledgeling

 

früher Frühling —
klammert sich an einem Ast fest
ein flügger Vogel

 

Chrysanthemum N°22 October 2017 — page 82 Foto -Haïku
Austrian Haiku Webmagazine 

heat wave —
a homeless quenches his thirst
at the cemetery tap

Hitzewelle —
ein Obdachloser löscht seinen Durst
am Friedhofswasserhahn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chrysanthemum N°22 October 2017 — page 50
Austrian Haiku Webmagazine

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Sommergras N°117 / Juin 2017 : Coup de Cœur de la Rédaction

 

 

 

 

Apfelblüte
meine Wange streifend 
sein erster Kuss

 

Sommergras N°117 Juni 2017
DHG - Deutsche Haiku Gesellschaft

 

 

Note d'Eléonore Nickolay dans Sommergras N°117 
Son coup de

 

 

Ein Haiku, das mich besonders anspricht

Apfelblüte – dass die Autorin nicht anders als der Leser damit den Frühling verbindet und in Erweiterung dazu  den Frühling des Lebens, ist noch nichts Besonderes. Das Besondere ist, wie sie es macht und zwar auf eine so konkrete Weise, dass wir die Apfelblüte förmlich auf unserer Wange spüren. Christiane Ranieri bedient sich dabei einer Stilfigur, des sogenannten Scharniervers in der zweiten Zeile, der sich sowohl auf die erste wie auf die dritte Zeile bezieht. So wird der erste Kuss so sanft und flüchtig wie die Berührung durch eine Apfelblüte. Gleichzeitig lässt uns ein Kuss auf die Wange einen kindlichen Kuss vermuten. Jetzt entfalten der Ort und der Moment ihren ganzen Zauber. Da sitzen zwei Kinder im Apfelbaum. Und wie die Apfelblüte den Übergang zum reifenden Apfel ankündet, so kann dieser zaghaft schüchterne erste Kuss das nahe Ende der Kindheit ankünden.

Fleur de pommier – que l’auteure comme le lecteur l’associe au printemps et par extension au printemps de la vie, n’a encore rien de particulier. En revanche, la particularité est dans la figure de style que Christiane Ranieri utilise, à savoir, le vers pivot à la deuxième ligne qui se réfère aussi bien à la première qu’à la troisième. De cette manière, ce premier baiser parait aussi doux et éphémère qu’une fleur de pommier. En même temps, le baiser sur la joue nous fait penser au baiser d’un enfant. Maintenant,  toute la magie de l’endroit se développe : deux gamins perchés dans le pommier. Et comme la fleur du pommier annonce le fruit de la pomme, le premier et timide baiser annonce la fin proche de l’enfance. 

 

pommier en fleurs —

effleurant ma joue
son premier baiser


GONG N°57 Octobre-Décembre 2017 — page 38
AFH - Association Francophone de Haïku

 

Note d'Eléonore Nickolay dans Gong :

A l'appel de textes lancé dans le numéro 116 de "Sommergras" ont répondu une soixantaine d'auteurs. Il s'agissait de compléter les deux premières lignes de haikus, à savoir "pommier en fleurs" et "nuages fuyants". L'un des coups de coeur de la rédaction est le haiku de Christiane Ranieri. 

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Haiku Column [Daily best Haikus] Août 2017

 

 

labour des champs
il retourne la terre et son histoire

 

【美音訳】
畑仕事
彼は土を掘り返し、そして歴史も

 

les enfants partis

dans la grisaille un escargot traîne sa coquille


 

 【美音訳】
子供は去ってしまった
単調な色彩の中でカタツムリは殻を引きずる

 

Haiku Column of Haiku University [Daily best 3 Haikus] |20/08/2017

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Haiku Column [Weekly selection] 5-11 Août 2017

 

 

grand cortège —
à petits pas suivre l'ami


(Christiane Ranieri)


grande corteo —
a piccoli passi seguire l'amico


 

big cortège —
following the friend with small steps

 

Haiku Column of Haiku University [Weekly selection] | 5-11 Aout 2017

 

 

 

Commentaire de Marina Bellini :

Parmi les nombreux haikus que j'ai lu cette semaine, j'ai essayé de définir mon choix sur les poèmes qui ont une touche de nouveauté, sans être trop intellectuels. Il n'est certainement pas facile d'être original étant donné que nous sommes nombreux à observer les mêmes choses et ressentirt les mêmes émotions; Cependant, j'ai cherché un  indice de plus, le lien subtil entre les deux lignes, rejetant ceux où le lien est invisible pour moi. J'ai également rejeté ceux qui ressemblent à une liste d'achats. La langue japonaise n'utilise pas d'articles; Cela ne signifie pas, à mon avis, que nous ne devrions pas les utiliser lors de l'écriture en italien, en anglais ou en français, où l'article a une raison d'exister. Mon choix pour cette semaine est pour deux haiku, le premier concerne la vie qui commence et la dernière vie qui a pris fin. Les deux décrivent ces deux moments avec douceur et simplicité.

Among the many haiku I have read this week, I have tried to define my choice on poems that have a touch of novelty, without being too much intellectual. It’s surely not easy to be original considering that we are many who observe the same things and feel the same emotions; however I have looked for that hint for more, the subtle link between the two lines, rejecting those where the link is invisible to me. I have also rejected those that look like a shopping list. Japanese language does not use articles; this doesn’t mean in my opinion, that we shouldn’t use them when writing in Italian, English or French, languages where the article has a reason to exist. My choice for this week is for two haiku, the first is about life that begins and the latter life that has ended. Both describe these two moments with sweetness and simplicity.

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Marelle - GONG Juill-Sept 2017

 

marelle —
j'ai manqué le ciel
de peu

 

GONG N°56 Juillet-Septembre 2017 — page 15
AFH - Association Francophone de Haïku

 

Choix et Commentaire "de Jean-Paul Gallmann,  "Mes haïkus préférés":

Ce senryù de 7 mots contient toute une vie. 
Bien sûr en connaissant celle de l'auteur qui a été les yeux de ses parents non-voyants ou mal voyants, on est encore plus pénétré par le wabi qui s'en dégage, comme dans cet autre dédié à sa mère :


" dans ses ténèbres / elle m'a donné le jour / matin de décembre"

 

"Marelle" 


Résume à la fois le rôle du hasard, hasard de la naissance, avec ses handicaps au sein desquels on cherche à avancer "à la va comme je te pousse" et l'enfance, symbolisée par ce jeu de petite fille, l'enfance comme parcours avec ses rêves d'avenir.

 

"j'ai manqué le ciel"


Je l'interprète comme l'acceptation du destin dans le sens "ça aurait pu être plus simple, plus facile".

 

"de peu"


Finalement le bonheur quand même et une expérience de vie, une intensité de sentiments et de souvenirs peu commune.

Type: 

Retour de mon père - GONG Juill-Sept 2017

 

retour de mon père —
le bruit de nos cuillères
et son silence

 

GONG N°56 Juillet-Septembre 2017 — page 51
AFH - Association Francophone de Haïku

 

Commentaire "Coup de par Céline Landry,  "Mes haïkus préférés":

Le silence et le bruit des cuillères sont conviés à la table. Étrange repas de famille... Une image se dessine, un climat s'installe.

A la lecture de ce  haïku, un tableau se forme ou le père, le silence et le bruit des cuillères sont les principaux figurants. On est envahi par une émotion, voire un inconfort. On se demande s'ils se taisent par respect des règles ou par habitude, parce qu'ils n'ont rien de spécial à dire après une journée de travail harassante, ou encore parce qu'on ne parle pas la bouche pleine... On pourrait le croire.

Est-ce le retour de pater familias qui provoque le mutisme des enfants attablés? Serait-ce l'absence d'un être cher ou une mauvaise nouvelle? Se taisent-ils par peur ou par peine?

En apparence statique, cette scène nous entraîne dans une profonde réflexion : une palette de choix s'offre au lecteur. A lui de faire son propre tableau. Le mien est sombre.

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