Haiku Masters of the Week1 — NHK World /November 2017

 

 

NHK World's Haiku Masters  | Haiku Masters of the Week 1 | 07/11/2017

 

driveway of the cemetery
breaking the silence
a child's laught

 

 

Commentaires de Kazuko Nishimura :

Graveyards are where loved ones who have passed on go to sleep for eternity. The silence that follows the end of a life expands across the area, while the beautiful trees surrounding the graves will eventually lose their color and head to their own end. On the other hand, the sound of laughing children fills the air with life and futures of limitless potential, although the same conclusion awaits for all living things. The natural cycle of life echoes beautifully through this work, with life and death constantly pushing and pulling against each other. In addition, the way the words are placed in the middle of a fallen leaf adds a visual sense of silence to the piece.

Les cimetières sont les endroits où les êtres chers qui sont décédés vont dormir pour l'éternité. Le silence qui suit la fin d'une vie s'étend à travers les environs, tandis que les beaux arbres entourant les tombes finiront par perdre leur couleur et se diriger vers leur propre fin. D'un autre côté, le bruit des enfants qui rient remplit l'air de vie et d'avenir d'un potentiel illimité, bien que la même conclusion attende tous les êtres vivants. Le cycle naturel de la vie résonne magnifiquement à travers ce travail, avec la vie et la mort qui poussent et tirent constamment l'une contre l'autre. De plus, la façon dont les mots sont placés au milieu des feuilles tombées ajoute un sentiment visuel de silence à la composition.

 

Commentaires de Kit Pancoast Nagamura :

Fallen yellow leaves provide a kigo of late autumn, when cold winds strip trees, and sounds travel further. Both the haiku, which the author has nestled in the quiet leaves of the cemetery driveway, and the poem’s unexpected last line about laughter at a place where people arrive to pay respects or bury loved ones, are surprises that interrupt the funereal subject matter. The exact nature of the laughter—spooky, lilting, or merely remembered?—is left to the reader to decide. Less ambiguous, however, is the suggestion that from the dead, youth rises again, mirthful and full of life, unconcerned about death or the ceremonies that accompany it.

Les feuilles jaunes tombées offrent un kigo de la fin de l'automne, lorsque les vents froids déshabillent les arbres, et les sons voyagent plus loin. Tant le haïku, que l'auteur a niché dans les allées tranquilles de l'allée du cimetière, que la dernière ligne inattendue du poème sur le rire à un endroit où les gens viennent pour rendre hommage ou enterrer leurs proches, sont des surprises qui interrompent le sujet funèbre. La nature exacte du rire - fantasmagorique, mélodieux ou simplement rappelé? - est laissée à l'appréciation du  lecteur. Moins ambigue, cependant, est la suggestion que d'entre les morts, la jeunesse se lève à nouveau, joyeuse et pleine de vie, indifférente à la mort ou aux cérémonies qui l'accompagnent.

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